Sexe, Picole et Rock 'N Roll : Chroniques d'un cadre.

- SAISON 2 - * Inspirées de faits réels

08 novembre 2006

Sexe, Picole et Rock 'N Roll : Chroniques d'un cadre.

Il y a encore quelques mois, je me levais à 11h. J'allais en cours dans une école de commerce. J'y restais à peine plus d'une heure. J'écoutais les derniers sons téléchargés à l'école. Je prenais de la coke à l'apéro. Je partais en soirée. Je m'y torchais la gueule au whisky. Je baisais une fille croisée entre deux vomis. Et je me couchais à 4h, parfois. 6h souvent.

Aujourd'hui, je suis cadre dans une multinationale et pourtant, rien a changé...

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11 novembre 2006

A Propos

Les chroniques sont inspirées de faits réels.

Elles sont écrites en LIVE, d'une traite, sans relecture, sans plan, que de l'instantané et donc quelques fautes d'orthographes et de frappes.

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07 décembre 2006

Warm Up

Ca y est.
Enfin.
Voici la nouvelle saison de "Sexe, Picole et Rock 'N Roll : Chroniques d'un cadre".

On dit souvent que les deuxièmes saisons - aussi bien pour les séries (24h, Lost, Sauvez par le gong...) que pour les deuxième opus de films (Kill Bill, Taxi, Alien, Matrix, le Gendarme de St Tropez...) - sont moins bonnes que les premières. Ce sentiment revient souvent parce qu'il n'y a plus la découverte des personnages, de l'intrigue, des décors. N'étant ni cinéaste, ni romancier, ni scénariste, la tâche s'annonce encore plus dur pour moi que pour les auteurs des oeuvres précitées et pour toutes les autres suites ratées (la notion de "raté" différe bien sûr en fonction des goûts. Exemple : personnellement, j'ai beaucoup aimé le critiqué Kill Bill Vol2 et certains d'entres vous ont peut être adorés Taxi 2 que j'ai eu du mal à terminer).

Bref. Il m'a donc fallu beaucoup de temps. Mais pourquoi ce fut si long ? Parce que je privilégie ma carrière professionnelle et comme les chroniques ont pu vous le faire deviner, ça bouge beaucoup de ce côté depuis quelques temps. Le blog vient donc après. Enfin, après ma vie privée aussi. J'ai donc beaucoup hésité à publier une suite. Pour être honnête, ce sont vos commentaires et emails qui m'ont poussés à poursuivre l'aventure. Encore aujourd'hui, je me demande si c'est une bonne idée. En toute franchise, je ne pense pas. Parce que les suites sont moins bonnes, mais surtout parce que je ne sais pas du tout si je pourrais écrire aussi régulièrement qu'avant. Je vous demande donc d'être patient. Très patient même car par moment ça risque d'être très long avant la publication d'un nouveau post.

Vous allez donc découvrir très bientôt ici la suite du blog huggo.skyblog.com. Pour la lancer, il fallait partir sur une nouvelle base, avec une nouvelle adresse email (voir ci-contre), une nouvelle plate-forme, un nouveau site et donc un nouvel habillage. A ce titre, l'un d'entre vous m'a contacté pour m'offrir la bannière-titre ci-dessus. Après un rapide brief, stArck (qui sévit sur onauralhiver.net) m'a "designé" l'identité imaginée. Merci à toi. Merci beaucoup pour ce geste gratuit. (J'espère que nous aurons l'occasion de refaire quelque chose ensemble sur ce nouveau blog).
Abonnés à la Newsletter, vous êtes les premiers lecteurs de ce billet (ainsi que les gens qui se sont perdus sur le web à la recherche d'une ou deux photos pornos. Le blog étant classé "pour adultes", les seuls visiteurs que j'ai eu pendant la phase de test viennent d'une recherche dans cette catégorie). En attendant la publication des premiers posts de la saison, je vous propose donc de laisser vos commentaires sur le design, les couleurs, la police, bref sur toute la forme de ce nouveau blog et notamment sur la catégorie aujourd'hui appelée "OFF". On y parlera ici de tout ce qu'il peut y avoir autour des Chroniques (tel que ce post par exemple), comme nous l'avions fait sur le skyblog. (Pour info, Canalblog vous demandera de donner votre adresse email pour laisser un commentaire. Je n'y suis pour rien).

J'espère que cette longue attente n'aura pas suscité trop d'espoirs. Ou plutôt, j'espère que cette suite sera à la hauteur de vos attentes.

huggo.canalblog.com

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08 décembre 2006

Réminescences

Samedi. 08h20. Je ne me souviens plus de ma dernière grasse matinée. Cela me semble si loin. Moi qui adorait me prélasser au fond de mon lit jusqu'au tôt dans l'après midi. Le temps où je n'avais pas d'autres soucis que de savoir s'il me restait du whisky, où j'allais passer la soirée, qui j'allais baiser, tout ceci me parait très éloigné de ma réalité. Pourquoi en ce samedi matin me reviennent toutes ces réminiscences ?

Péniblement, je pose la main sur le bouton "Snooze" de mon réveil qui hurle à la mort. Pour la deuxième fois. Toutes les cinq minutes, il me rappelle que je suis en retard et qu'il est grand temps que je me lève. Il y a encore quelques semaines, ce foutu réveil pouvait bien sonner autant de fois qu'il voulait. Je ne bougeais pas d'un centimètre avant la sixième sonnerie au minimum. Enfin je crois que c'était la sixième. Mais curieusement, dans mon inconscient, je ne l'entendais sonner toujours qu'une seule fois. Je ne me souvenais jamais des sonneries répétitives et encore moins de l'avoir éteins à plusieurs reprises. En fait, je me suis rendu compte qu'il me fallait au mieux une demi heure de somnolence avant de pouvoir émerger et enfin poser un pied par terre. Quoi qu'il en soit, Sony, par son "snoozer" m'a permis de me réveiller en douceur pendant de nombreuses années. De me réveiller tout court d'ailleurs.

Inutile de le vérifier : bien que les draps soient encore chaud de son côté du lit, je sais qu'elle n'est pas dedans. Mes yeux s'ouvrent enfin. Le contact du sol frais conclut le processus de réveil. Le temps de mettre mon peignoir en éponge blanc volé au Grand Hyatt de Manhattan, j'arrive dans la cuisine où l'odeur du café chaud est une vraie délivrance. Une sorte de récompense pour me féliciter d'avoir réussi à me lever si rapidement. Bien qu'à l'époque j'avais longuement hésité à débourser 90 dollars pour une cafetière programmable - d'autant plus que j'étais en vacances et autant dire que ce n'est pas particulièrement le moment pour un tel achat - je ne l'ai cependant jamais regretté. Particulièrement les week-ends à cette heure-ci. Je plonge un sucre et une cuillère dans mon mug, puis me sert un verre de jus d'orange que je laisse remonter à température ambiante sur le plan de travail le temps de boire mon café. Un choc thermique à cette heure là et je suis d'une sale humeur toute la journée. Aujourd'hui, j'ai appris à faire attention à chaque détail pour prendre soin de mes nerfs. La moindre contrariété avait de plus en plus d'emprise sur moi. Alors autant éviter au maximum tout ce qui pourrait me foutre hors de moi. J'avais suffisamment d'emmerdes qui me ruinaient mes journées. Inutile de rajouter ce qui pouvait être évité. Tout en buvant mon café, j'allume mon petit plasma figé à côté du micro-ondes. A cette heure là, un samedi matin, je n'ai jamais rien trouvé d'intéressant. Mais bizarrement cela ne m'empêchait pas de systématiquement zapper. Ce matin comme tous les autres samedis, je conclue ma recherche sur les clips musicaux de MTV, une valeur (a peu près) sure. Mais ce matin, juste après le "Premier Love" de Tony Parker, un reportage attire mon attention. En regardant l'écran, je comprends que ce samedi a décidé de me replonger dans mes souvenirs : la chaîne musicale diffuse un reportage sur Pen. Les images la montre à la sortie de son hôtel new yorkais, le Grand Hyatt. Je ne peux m'empêcher de sourire et de revoir toutes ses images de notre première rencontre se bousculer dans ma tête. La pluie diluvienne, le vieux portier, sa robe blanche, notre dîner dans sa chambre. Trois ans plus tard, j'ai toujours l'impression que c'était hier. Nous avons si souvent eu l'occasion de raconter cette histoire que je n'en ai oublié aucun détail. Lorsque j'ai raconté cette histoire la première fois, Vince m'a pris pour un dingue, me soupçonnant d'être en train de faire une overdose. " Penelope Cruz ? L'actrice ? Arrête de te foutre de ma gueule Huggo !" Rien à faire. Au début et pendant plusieurs semaines, Vince a pris un malin plaisir à raconter cette histoire à chaque fois qu'il le pouvait, ne manquant pas de se payer ma tête. Je suis passé pour le plus grand mythomane de Paris sans aucun doute, de France sûrement, d'Europe probablement. Au début, je me sentais affreusement ridicule lorsque tous se foutaient de moi. Je les sentais me regarder avec un regard suspicieux. Je les voyais se dire " Mais pourquoi invente-il une histoire pareille ? Est-il devenu fou ?". Un temps, je n'osais plus les voir. Fabienne était même venue chez moi un soir pour me poser tout un tas de questions sur ma santé, sur ma consommation d'alcool et de coke, sur mon rythme de vie, sur mes fréquentations, sur mon travail et ma famille, sur mes visites chez mon psy. Tous les sujets y sont passés. Elle cherchait à comprendre pourquoi j'avais dit une si grosse énormité. Puis, avec le temps, je me suis habitué à toutes ces remarques qui de toutes façon se sont atténuées. J'ai rapidement compris qu'il ne me servirait à rien de raconter mon histoire avec Pen. Je savais que pendant quelques temps, nous ne pourrions pas nous montrer tous les deux. Elle était encore officiellement avec Matthew Mc Machin chose, lui-même star hollywoodienne. Leur couple fictif représentait une belle opération marketing qui leur permettait à chacun de bénéficier de publicité gratuite. Au début cela m'amusait. Jusqu'au jour où mes copines se pointaient avec Voici ou Gala pour me montrer les sujets sur Pen et me faire passer un message subliminal, mais non moins très clair : "Tu vois mon pauvre vieux que tu ne peux pas sortir avec elle. Elle est avec Matthew! " A force de voir étalés dans la presse des détails pour le moins intimes - bien que totalement faux - de leur "relation" je ne pouvais m'empêcher de ressentir une pointe de jalousie et d'incompréhension. Dans ces moments là, je me sentais finalement heureux de savoir que les autres ne me croyaient pas. Puis Pen m'a présenté à Matthew. Et les craintes se sont dissipées. Mais pas la frustration. Je ne pouvais toujours pas en parler avec mes potes. Je devais toujours mentir pour justifier mes absences. Au début de notre relation, ce fut très difficile à vivre. Nous devions nous cacher lorsque nous voulions nous voir. Dans la rue, dans mon immeuble, au restaurant, à l'aéroport, partout. Chacun de ses mouvements faisait l'objet d'un sujet dans un tabloïd, quelque part dans le monde. Jusqu'à ce que...

Ça y est. Je l'entends. C'est l'heure. J'éteins la télé, pose mon mug dans l'évier, me lave les mains, traverse le salon, salue à travers la fenêtre les photographes qui font le guêt au pied de l'immeuble et pousse la porte de sa chambre. Elle est réveillée. Une de ses petites mains lui frotte les yeux, l'autre l'étire. Doucement, je m'approche du lit. Elle ne m'a pas entendue entrer. Même au réveil, elle est si belle. Si douce. Elle a ce je-ne-sais-quoi qui me foudroie à chaque fois que je pose mon regard sur elle. La nature l'a gâté. Le ciel m'a béni. Comme chaque matin, en tournant la tête vers moi, ma petite Zoé m'offre un magnifique sourire, qui, du haut de ses trois mois, m'illumine le coeur. Don McLean. Wonderful Baby.

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$$$ - FIN SAISON 1 - $$$ .

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Psychose

Mardi. 22h. En sortant de la VIP Room, l'hôtesse m'adresse un sourire complice. Evidemment, je lui renvois poliment son sourire. "Elle sait tout" me dis-je. Je suis sur qu'elle nous a vus, ou même entendus. Je suis sûr qu'elle va aller balancer son info croustillante à un tabloïd. Subitement, j'ai envie de la gifler. Alors que nous la suivons vers l'accueil du spa, l'hôtesse nous demande si tout s'est déroulé comme nous le souhaitions. Son sourire semble gravé à jamais sur son visage. "Tu veux ma photo?" me suis-je retenu de lui dire. Elle me provoque, c'est sur. Les deux heures de jacuzzi et de massages m'avaient complètement détendu et voilà que cette gamine vient de me stresser en quelques secondes.
- Don't worry, me murmure Penelope qui a remarqué mon inquiétude.
PenParisEn remerciant la gamine, Pen lui glisse un gros billet violet de 500 euros dans la main. En traversant le hall, puis les couloirs jusqu'à sa chambre, je ne peux m'empêcher de regarder tout autour de nous. De vérifier bêtement si personne ne nous observe. Si nous sommes suivis. Bien sur, personne n'a levé le moindre regard sur nous. Bien sur, personne nous suit. Qui pouvait être surpris de croiser Penelope Cruz dans un palace ? A part moi, personne évidemment. La clientèle fortunée de ce genre d'établissement est habituée à rencontrer des stars. D'autant plus que Pen séjourne régulièrement au Georges V. En fait, je me rends compte que je flippe à cause de l'attitude de la gamine. En fait, j'ai maintenant le sentiment que tout le monde sait. En fait, j'ai l'impression de culpabiliser. Mais de quoi ? Je fais ce que je veux ! Et puis c'est Penelope Cruz bordel ! Comment puis-je culpabiliser d'avoir embrassé Penelope Cruz ?! Voyant que je suis perdu dans mes pensées ridicules, Pen, vêtue d'un épais peignoir en coton blanc, se retourne vers moi après avoir posé l'une de ses serviettes éponge sur le lit et me dit :
- Hugo !
Son délicieux accent ne lui permet pas de prononcer le U qu'elle transforme alors en OU ce qui lui confère un charme encore plus irrésistible.
- Ne t'inquiète pas. Les palaces sont des endroits discrets. Les clients sont très fortunés et paient chers pour un service de très haute qualité. Il faut avoir confiance. Et rien ne dit qu'elle sait quoi que ce soit. Au pire, ce n'est pas dans leur intérêt de divulguer le moindre détail de l'intimité d'un client. Ils pourraient perdre tous leurs clients si cela se produisait. Je me souviens que c'est d'ailleurs arrivé une fois à Los Angeles, il y a quelques années.
- A super, je suis rassuré.
- Don't worry. C'est pour ça que je lui ai offert... hum... how do you say "uge tip" ?
- Un gros pourboire. En effet, 500 euros, ca fait pas mal pour lui acheter son silence. Celui là même pour lequel elle est employée, si j'en crois ce que tu me dis.
Instantanément, je regrette d'avoir dit cela sur ce ton accusateur. Après tout, ce n'est pas mon argent. En quoi cela me regarde ?
- Si, estoy de acuerdo. Pero... Esta chica, tu sais, n'est pas beaucoup payée et moi, cela ne me ruine pas. J'ai de l'argent alors si cela peut aider quelqu'un qui me rend service, je ne vais pas me gêner. Et cela me permet d'éviter un scandale qui va durer pendant des mois, faire le tour de la presse people internationale, me démoraliser, me détruire même - le ton de sa voix monte subitement - et me faire perdre des opportunités de travail. Sans parler que cela poserait beaucoup de problèmes entre nous tu sais. Et puis à Matthew aussi. Et je ne veux absolument pas que cela lui porte préjudice. No way !
J'ai honte d'avoir abordé ce sujet.
- Si, comprendo. Lo Siento, je l'implore dans sa langue maternelle pour lui montrer mon regret. Je suis désolé, je n'avais pas vu cela comme ça. C'est toi qui a raison.
- Bravo señor ! Tu as provoqué notre première dispute, plaisante-elle en faisant montre, d'un mouvement de colère sur-joué, de jeter par terre la deuxième serviette de bain qu'elle avait autour de la tête.
Rouge de honte, je me baisse pour ramasser la serviette encore humide. La tenant par les deux extrémités, je l'enroule sur elle-même d'un mouvement circulaire, la dépose autour de son cou, et la tire vers moi pour embrasser Penelope. Alors que son corps bascule lentement vers le mien, elle bande les muscles de son cou pour ralentir l'impulsion, qu'elle accompagne d'un petit sourire coquin. Amusé, j'accentue la pression sur la serviette pour la faire capituler. Aussitôt, elle succombe sans résister, un grand sourire aux lèvres et les yeux pétillants. Alors que je me rapproche pour poser mes lèvres sur les siennes, elle rugie et fait mine de vouloir me mordre avant de finalement m'embrasser fougueusement. Ses lèvres sont douces et pulpeuses ; sa langue, fine et méticuleuse. Je suis totalement hypnotisé par ce baiser. Il me faut deux longues minutes pour sentir sa main me caresser le dos, sous mon peignoir entrouvert. Tandis que je dépose délicatement ma main droite sur sa joue avant de la laisser glisser sur sa nuque, ma main gauche défait le noeud de sa ceinture. Je marque une pose. Je la regarde. Et je l'embrasse dans le creux de son épaule. Sous les doigts de ma main gauche, posés sur son bras nu, elle frissonne.
- Huggo ! ... Huggo ?
Elle s'écarte légèrement.
- Si ?
- No creo que ... Sabes ? ... No quiero...
- Moi non plus je ne veux pas Pen. Je suis bien trop impress...
Mince ! J'ai oublié mon mensonge. Elle doit encore croire que je ne sais pas qu'elle est une star de cinéma ! Mince ! Mince ! Mince ! Je suis sûr qu'elle vient de le comprendre. Gêné, stressé, je m'empresse de rattraper le coup.
- Oui... hum... Finalement, on ne se connait à peine. Tout ca me prait un peu précipité. Je suis désolé, tu vas me trouver ridicule mais je...
- No ! coupe-t-elle avec un large sourire qui exprime un soulagement à peine dissimulé. Pas du tout. Honestly, moi non plus, je pense que c'est un peu rapide.
- Oui, allons manger quelque part, passons la soirée ensemble. Prenons le temps. Nous venons de nous détendre au spa, ce n'est pas pour nous stresser maintenant avec ça.
Il faut bien que je me rattrape. Bien sur que si elle n'avait pas refusé, je ne pouvais décemment pas la repousser. Ce mensonge un peu grotesque ne me rend pas très fier. D'autant que ma légère érection ne me rend pas plus crédible. Et ce peignoir n'y change rien, j'ai senti ses hanches contre mon sexe. Elle a surement discerné que je ne suis pas insensible à son charme. Le mensonge était inéluctable. Je ne voulais pas la mettre mal à l'aise en lui donnant le sentiment qu'il n'y a qu'elle qui n'en a pas envie. Et puis je me suis embourbé tout seul dans cette histoire ridicule en faisant semblant de ne pas la connaitre. Mais je ne le regrette pas totalement car au fond de moi, je sais que cela m'avait peut être permis de l'aborder et de prolonger notre première conversation qui nous a amenés ici tous les deux.

Finalement, Pen se retire sous la douche tandis que je finis une des bouteilles de champagne que nous avions ramené du spa. Lorsque vient mon tour de me laver, la sonnette de la suite retentit. Mon coeur palpite soudainement. Que faire ? Je débute une course folle vers le dressing lorsque tout à coup, une pensée me revient à l'esprit. Le personnel de l'hôtel sait très bien que je suis ici ! Et de plus à la sortie du spa, l'hôtesse m'a informé que mon costume serait monté par un employé dans la chambre de Pen. Inutile de se cacher donc. "Je suis un invité de Pen, me dis-je pour me rassurer. Je pourrais très bien être un ami ou un cousin de passage à Paris qu'elle invite en tout bien tout honneur à profiter du spa de son hôtel. Et je suis dans sa chambre pour me changer car c'est toujours plus pratique que de le faire au milieu du couloir !".
- Room Service Monsieur. Bonjour.
Le type a mon âge. Plutôt beau gosse. Très élégant dans le costume cintré de l'hôtel. Mais paniqué. Une goutte de sueur ruisselle le long de sa tempe. Il sait qui est la cliente de cette chambre. Le fait de savoir ça me rend plutôt fier de moi. Je bombe le torse pour lui montrer que c'est moi qui sort avec et qu'il a donc intérêt à ne pas me faire chier. Son regard intimidé m'indique qu'il a compris. Je l'observe ouvrir un sac noir à costume, suspendu à un cintre en velours. En le regardant l'ouvrir, visiblement destabilisé, les mains tremblantes, je me dis qu'il avait peut être imaginé qu'il pourrait la draguer en venant ici puisqu'il ne devait pas s'attendre à me voir. Cette pensée m'énerve aussitôt.
- Voici le costume. Il revient tout juste de la teinturerie Monsieur.
- De la teinturerie ?
- Oui Monsieur. Il a été lavé et repassé.
- Ouais, ok. Merci. Je prends le costume, et referme la porte avant que sa main qu'il tend progressivement vers moi ne m'oblige de lui donner un pourboire. "Ca t'apprendra, vieux pervers !".

Posté par HUGGO à 19:43 - - Saison 2 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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