18 avril 2007
Huggo sur MySpace
J'ai testé le "phénomène mySpace".
Retrouvez moi ici : http://www.myspace.com/sexepicolet
(Oui, j'ai merdé sur l'adresse. je n'avais pas vu que c'était irréversible... pas de bol!).
Je sais que la présentation est plus que moyenne mais je n'ai pas eu le temps ni le courage d'aller plus loin. Si vous voulez faire mieux, contactez moi et je vous laisserai les clés...
Avez-vous votre MySpace ? Qu'en pensez-vous ?
25 avril 2007
Miss Penny et son Chaffeur
Samedi. 17h01. C'est ainsi qu'hier, lassé de me faire chier et de faire de grands sourires à des inconnus ou à des célébrissimes stars qui ne m'adressaient pas la parole, j'ai prétexté un mal de ventre pour rentrer plus tôt et ne pas devoir attendre Monica et Pen jusqu'au bout de la soirée.
En rentrant à la maison, j'ai discuté avec le chauffeur. Un type de mon âge qui m'a gentillement accueilli sur la siège du mort. Bien sur, il n'avait pas beaucoup le choix. Mais si au début il était surpris de voir un client s'asseoir devant, il s'est vite détendu. Au point qu'il me proposa finalement d'aller à une soirée chez des copines. Je n'avais rien d'autres à foutre et je pensais qu'une soirée plus "simple" me ferait du bien.
Je me suis rapidement senti à l'aise. Le contexte et l'ambiance ressemblaient énormément à celui des soirées parisiennes : On discute. On picole. On écoute de la musique. On se marre. On danse. On se lache.
La soirée était organisée par un trentenaire, informaticien en effets spéciaux. La maison était pleine. Tous âgés d'environ 30 à 35. Tous salariés à Hollywood. Mais l'autre Hollywood. Celui des transports de matériels, des organisations de casting, des décors, des courses de dernières minutes, des boulons, des cables, de la poussière, de la nuit, de la chaleur, du soleil brulant, de la sueur, de l'obscurité, des lieux exigües. Curieusement et malgré tout, la magie du cinéma opère toujours pour eux. Comme nous, ils sont admiratifs devant un bon film. Moins devant les acteurs que beaucoup cotoient au boulot.
Comme à chaque fois, j'ai fait un tour d'horizon et ai fait connaissance avec les uns et les autres. Comme à chaque fois que je tombe sur une miss aléchante, je cherche systématiquement son annulaire gauche : est-elle mariée ? Avec l'âge ce putain réflexe devient naturel ! Déprimant.
Et puis, une jeune blonde m'a tenu en haleine toute la soirée. Ok, je suis maqué. Mais le jeu de séduction est dans mes veines. Simplement le jeu. Enfin, je crois. Finalement malgré toutes mes tentatives faussement innocentes, c'est le chauffeur qui l'a baisée.
- Mon gri-gri avec la pièce l'a charmée ! s'est-il excusé dans la voiture. C'est comme les magiciens : leurs tours de passe-passe les fait toutes craquer ! ajoute-il hilare.
- T'es un vrai trou du cul ! lui ai-je fait en français, sourire aux lèvres.
- What ?
- Means 'you're awesome' in french.
- Cool. 'True dou cue" ! That's it ?
- Yeah.
- Sounds cool !
Magic chauffeur in LA
envoyé par hugg75
26 avril 2007
Fierté masculine.
Samedi. 17h13. C'est dans ces moments là que je mesure la difficulté de vivre avec une star de ciné. Ces moments simples de la vie paraissent impossible à vivre ensemble. Impossible pour elle de débarquer dans une telle soirée au milieu d'inconnus, à l'improviste. Impossible de se lacher. Impossible de se bourrer la gueule dans un bar. Impossible de se goinfrer dans un de ces petits restaurants de quartier, miteux mais chaleureux. Impossible d'être soi même. Impossible de se promener dans la rue. Impossible de discuter publiquement avec inconnu comme moi sans faire la couverture d'un magasine !
A mesure que mon admiration pour l'icône hollywoodienne diminuait et que la sensation de fierté et de puissance nées avec l'arrivée de la super-prime s'estompait, un sentiment étrange s'est installé en moi. Plus le temps passe et plus je me sens mal à l'aise vis à vis d'elle. Elle est belle, riche et célèbre. Difficile de lutter. Difficile pour moi - comme il est difficile pour tout homme - d'accepter continuellement de se faire offrir des restos inabordables, des billets d'avions hors de prix, des chambres d'hôtels à des prix qui dépassent l'entendement ou des costumes qui coûtent aussi chers qu'une voiture. Difficile lorsque je ne peux rien faire de ce niveau en retour. L'amour propre et la fierté en prennent un coup à chaque invitations reçues. C'est le sentiment de perdre le contrôle.
Tout aussi ridicule que cela puisse paraître, c'est d'autant plus difficile à vivre que les femmes sont pour la plupart en attente d'un homme qui les guident, les sécurisent, les conseillent, les protègent... comme leur père. De la même manière que les hommes recherchent inconsciemment des traits de caractères proches de ceux de leurs mères chez leurs femmes (ah non pardon : Femme au singulier), celles-ci, de leur côté, finissent souvent avec l'homme qui ressemble le plus à leur père. Je n'ai jamais vraiment compris ce genre de théories à la con. Mais le fait est que les "coincidences" sont fort nombreuses.
Et le fait est que je n'ai pas les armes pour protéger, sécuriser, soutenir Penelope. Je rivalise d'imagination pour faire preuve d'attentions envers elle. Mais au bout d'un moment, mes moyens limités pour lui offrir ce dont elle "rêve" finissent par me frustrer et me casser les couillles ! Ne serait-ce que pour l'inviter au restaurant ! Je ne peux pas l'inviter dans ceux qu'elle a l'habitude de fréquenter (les notes sont souvent aussi élevées qu'une année de Mc Do à raison de deux repas par semaine !). J'essaie bien de lui dégoter une table dans ceux où elle n'arrive jamais à en obtenir. Mais qui suis-je pour avoir plus facilement une table dans les restos les plus prisés de L.A. que Penelope Cruz ? Ca revient à réserver une table à l'Elysée ! Impossible, injouable, inimaginable, bref : super chaud, super tendu du string, super relou, super casse-couilles. Plus le temps passe, et plus je me dis qu'il serait peut être temps que j'arrête de péter plus haut que mon cul. C'est dans ces moments là que je pense à Maeva.
27 avril 2007
Pause musicale
28 avril 2007
Décès...
Samedi. 17h15. Pour l'occasion, j'ai le privilège de porter un costard Armani que l'on m'a gracieusement offert ("on" signifie en réalité... les équipes d'Armani ! Malin le type, avec son astucieuse soirée). Pénélope a pris soin de superviser la mise en oeuvre des travaux : noeud de cravate correct mais trop large pour la tendance hollywoodienne actuelle ; chemise sans aucun pli et parfaitement ajustée ; boutons de manchette en argent et corne noire, assortis à la cravate ; manches de costume réajustées d'un demi-millimètre pour apercevoir mieux encore les boutons de manchettes. C'est bon. Je suis présentable. En tant que cousin français ! Comme ce fut le cas pour chacune de nos apparitions publiques de la semaine. La ruse n'a pas échappé à certains blogeurs qui, selon l'impresario - visiblement très inquiet - de Pénélope, ont commencé à lancer quelques rumeurs.
Ce soir sont attendus Leonardo di Caprio, Beyonce, Naomi Campbell et quelques starlettes locales. Ah ! J'allais l'oublier. Matthew Mc Conaughey est également annoncé. Comment l'oublier ? Plus la soirée approche, plus Pénélope est toute stressée, très nerveuse. Bien qu'elle m'explique qu'elle a peur que les paparazzi lui mettent la pression pour traquer la moindre photo compromettante avec lui, je ne peux m'empêcher de penser qu'elle redoute de le revoir. Qu'elle a peur de sa réaction et de ses sentiments envers lui qui pourraient ressurgir. Qu'elle...
Le portable de Pé vibre sur la coiffeuse. Matthew certainement.
- Penelope's speaking.
Plus un mot. Le monologue de l'interlocuteur est long. Elle écoute. Attentive et concernée. A mesure que les secondes défilent, elle parait de plus de plus abasourdie. Comme si une nouvelle importante lui était annoncée. Elle se lève, se frotte le front, puis le haut du crâne. Comme si elle cherchait une réplique. L'air inquiète, elle tourne en rond et s'écarte. Monica entre alors dans la chambre et me demande de lui donner un coup de main pour fermer sa robe. Presque aussitôt derrière elle, leur frère Eduardo nous rejoint à son tour. Comme par hasard. Et comme par hasard, je n'arrive pas à entendre ce que Penelope dit au téléphone. Je suis convaincu que c'est Matthew. Je suis certain que Monica a fait exprès de détourner mon attention pour que je n'écoute pas sa soeur. Louche. Louche comme Eduardo qui n'a toujours rien dit depuis qu'il a franchi le palier. Il inspecte lui aussi mon costume. Aucun commentaire malgré la moue qui suggère quantité de reproches. Finalement, il me lâche que Menno Meyjes, le réalisateur hollandais du prochain film de Pé - Manolete - a téléphoné. Il aimerait qu'elle retourne une scène (avec Adrien Brody) à cause d'une histoire de post-production. Je dois "absolument" lui dire qu'elle le rappelle "de toute urgence" pour fixer une date. A peine a-t-il quitté la chambre que Penelope raccroche et s'approche de nous. Désemparée.
- Que pasa ? lui demande sa soeur.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Je répète impatiemment.
- It was my agency in Paris.
- Qu'ont-ils dit ? Un problème ?
- Mon impresario... Tu sais, la fille à qui tu avais parlé pour prendre un rendez vous avec moi à Paris.
Maeva !
- Oui ! Qu'est-ce qu'elle a ?
- Rien de grave. Enfin, je crois. Elle... Elle n'a pas été travaillée depuis trois jours. Sa boss m'a dit qu'elle avait fait une déprime. Elle vient juste de l'apprendre et voulait me prévenir au cas où, à cause des Oscars.
- C'est tout ce qu'elle t'a dit ?
- Elle m'a dit que sa grand mère est morte. Et comme elle l'a élevée...
SINCLAIR - "Qu'est-ce qu'on en fait ?"
Je n'écoute plus. Je suis déjà ailleurs. Je revois Maeva et sa grand mère, chez elle. Je les revois rire toutes les deux. Je la revois nous préparer le goûter quand nous avions séché les cours. Je la revois perdue devant son ordinateur, offert par Maeva. Devant l'album photo qu'on remplissait tous les trois. Dans sa cuisine nous confiant ses secrets culinaires. A chaque fois souriante.
Les parents de Maeva ont disparu dans un accident de voiture alors qu'elle n'avait que 8 ans. Sa grand-mère l'a ensuite élevée pendant plus d'un an avant que Maeva et sa sœur ne soient confiées à une famille d'adoption.
N'ayant pu payer l'héritage de son mari, elle n'avait plus d'argent pour s'en occuper. Ancienne mère au foyer, elle ne percevait pas de retraite. C'est donc ses enfants qui subvenaient à ses besoins, jusqu'à leur disparition. Sans argent, elle s'est tout de même battue pendant plus d'un an pour garder les filles avec elle. Mais au bout d'un moment, voyant ses petites-filles malheureuses et mal nourries, elle a du affronter la réalité et faire appel à l'assistance publique. Elle était leur dernier lien biologique avec leurs vrais parents. Les filles étaient donc très proches d'elle. Mais Maeva et la grand-mère étaient terriblement plus complices. Elles s'aimaient comme mère et fille. Comme deux jeunes amoureux.
- ...au point qu'elle s'est rendue chez elle. Mais elle n'y était pas. C'est finalement une amie de Maeva qui a téléphoné à cette collègue pour lui expliquer qu'elle était enfermée depuis 3 jours chez sa grand mère. Tellement désemparée et seule qu'elle n'a rien préparé pour l'enterrement.
- Bouuu ! C'est glauque, balance Monica.
- Elle n'aurait pas mangé, ni bu depuis trois jours ! Sa boss m'a même dit que finalement sa collègue dont elle est proche avait été lui rendre visite. Il n'y avait pas un bruit dans l'appartement. Elle n'a pas pu rentrer malgré qu'elle ait tapé sur la porte et crié de nombreuses fois.
- C'est dingue ! poursuit Monica horrifiée.
- Attendez : il y avait une odeur putride qui émanait de l'appartement de la grand mère. A tel point qu'elle s'est demandé si la grand mère n'était pas encore étendue morte dedans ! C'est fou ! Cette fille si fantastique - surement la meilleure impresario que je connaisse - ne peut pas être tombée si bas. Ca me fait tellement de peine. Elle est si gentille. Si prévenante.
- Je comprends, poursuit Monica en caressant d'un geste attentionné, le bras de sa soeur.
- Je... Je pense que je vais aller la voir.
- Tu ne crois pas qu'il vaut mieux la laisser avec sa famille et ses amis ?
- Tu ne comprends pas Monica. Elle m'a dit qu'elle n'avait même pas voulu parler à sa soeur ! Et ses amis n'arrivent pas à la voir. Elle s'est renfermée chez elle.
- Tu penses que la grand mère est toujours...
Je quitte la pièce pour récupérer l'iPhone. "Fabienne ! Il faut que j'appelle Fabienne ! "
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